Anticiper pour réussir

Vice-président de France Angels, Jacques Meler a interrogé 13 réseaux sur les modalités de cession de leurs parts. Sur leurs 408 investissements, 22% ont disparu avec l'entreprise et seulement 32, soit 8%, ont abouti avec, pour les plus porteurs, un facteur multiplicateur moyen de 5 en cinq ans.

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Crédits photo : JC Barla

«Investir, c'est simple, mais sortir se prépare dès l'entrée» confie Jacques Meler. Les réseaux de business angels français conservent une participation active dans 70% des entreprises dans lesquelles ils ont investi, parfois voici plus de 8 ans. «Lorsque les besoins financiers exigés par la croissance de la société ne sont plus à la portée des BA, l'arrivée de nouveaux partenaires peut favoriser la sortie. Nous sommes alors sur un vrai scénario positif. Mais il n'est pas le plus fréquent». Sur les cas analysés, la moitié des cessions s'effectue auprès d'opérateurs du secteur de l'entreprise, puis, quasi-équitablement, auprès des fondateurs ou de fonds d'investissement, la Bourse restant une option marginale. Le process se déroule majoritairement en moins de six mois et à 80% dans les 18 mois.

Pour augmenter le nombre de sorties, France Angels s'emploie à partager les bonnes pratiques. Parmi les recommandations, mieux border le pacte d'actionnaires au départ et établir une valorisation raisonnable à l'entrée faciliteront la cession avec une performance correcte.

«Il faut se dire clairement les horizons et objectifs, la stratégie pour les atteindre, s'entourer éventuellement d'un tiers expert et respecter la méthode qu'on se fixe en commun. Notre rôle est d'encourager l'innovation, l'emploi, l'investissement. Reclasser une participation minoritaire peut poser souci, mais toute sortie menée avec succès nous permet de soutenir d'autres dossiers potentiellement créateurs de richesses et d'emplois».

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Source : France Angels